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Edito
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de Sophie la Plume |
A l’heure où l’actualité se dilue un peu dans les premières chaleurs estivales, deux évènements ont retenu mon attention lors du journal télévisé.
Tout d’abord, la récente célébration à Londres devant des dizaines de milliers de personnes des 90 ans de Nelson Mandela : toujours digne, le vieux militant des droits de l’homme émeut encore car sa vie exemplaire nous rappelle que chacun de nous peut avoir un destin et modifier tant soit peu son environnement s’il assume de vivre avec courage et authenticité les valeurs fondamentales de respect et de tolérance. Ses choix ont légitimé sa vie, son engagement l’a dignifiée. C’est parce qu’il était un homme libre intérieurement déjà dans les geôles de l’Apartheid qu’il a pu conduire son pays, dans son moment, sur les sentiers de la réconciliation.
D’autre part, en ce premier jour de juillet, la France a acquis l’honneur de présider l’Union européenne pour 6 mois. Et dans les commentaires, une petite phrase m’a interpellée : « pour comprendre et faire accepter l’Europe, il faut des symboles ». On serait bien en peine de prouver le contraire : sinon pourquoi les euros portent-ils sur leur côté face une image symbolique du pays qui les a émis ? Et dans les stades surchauffés eux aussi, les supporters ne hissent-ils pas leur fierté nationale à bout de bras ? Lire n’est pas déchiffrer des mots mais partir en voyage.
L’Europe, une abstraction ? Un grand marché ? Ou un puzzle peut-être? Mais pour pouvoir en assembler les morceaux, il nous manque l’image unificatrice et inspiratrice avant même d’en discuter les règles du jeu !
Amis philosophes, nous vous souhaitons de surfer sur toutes les vagues de la vie
et rendez vous à la rentrée !